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Mardi 1 novembre 2005


On pouvait espérer, 9 ans après «L’étrange Noël de Monsieur Jack», que Tim Burton aurait bonifié son talent d’animateur conteur, comme les premières minutes de ces «Noces funèbres» nous le laissent agréablement croire, mais le film s’enfonce malheureusement dans une histoire sans âme au scénario sans surprise, et le bon cru attendu a un gout de bouchon.

Lorsque les lumières s’éteignirent et que l’écran s’alluma, j’avais encore des doutes sur la qualité du dernier né de Burton, mais dès les premières images et la découverte des personnages, mes a priori s’envolent et je reste émerveillé devant le style noir et blanc épuré, gothique à souhait, l’originalité des décors et surtout des «gueules» des animés. Même si le style est identique à Monsieur Jack et que le héros a récupéré le corps de ce dernier, on sent que le film est d’une autre teneur, qu’il a un caractère qui lui est propre, et que pour notre plus grand plaisir les comparaisons n’auront pas lieu d’être. Tim Burton réussi à nous accrocher une nouvelle fois. J’adore.

Malheureusement, c’était sans compter sur les squelettes qui dormaient dans les placards. Voilà donc la fiancée funèbre et ses compagnons, rescapés d’un étrange Noël, qui nous refont les mêmes blagues en chantant gaiement. Incongru retour en arrière, les « Noces funèbres » ne sont plus, nous sommes en décembre 1994.
Le reste du film oscille entre le monde des vivants morose et méchant mais jubilatoire, et le monde des défunts coloré et gai mais ennuyeux à mourir (sic).
L’histoire entre Victor, notre héros, et cette mariée d’outre tombe, a qui on ne s'accroche pas du tout, ne fonctionne pas, Victor se montre même étonnement versatile concernant ses sentiments, le tout a une odeur de bâclé mal agencé et on sourit pour faire plaisir à notre Burton préféré mais le cœur n’y est pas.

On sort finalement en colère d’avoir vu une œuvre qui s’annonçait comme originale et majeure n’être que du pâté en croûte. Du talent gâché. A voir en DVD en zappant les chapitres inutiles.


Le petit plus : La triste fin du petit enfant Huître, Tim Burton, René Belletto, 10/18

Par Peter Moutarde - Publié dans : Cinéma
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