Mardi 18 juillet 2006

M’interdisant d’acheter de nouveaux livres - ce n’est pas encore ça ! – étant donné que ma bibliothèque est déjà bien fournie et que je me dois de lire ce que j’ai déjà à la maison, je suis tombée il y a quelques jours nez à nez avec un livre que j’ai dû me procurer il y a un bon moment car j’avoue l’avoir complètement oublié. J’aurais été bien malheureuse d’être passé à côté de cette pure merveille et encore maintenant je ne comprends pas comment j’ai pu le laisser de côté autant de temps. Ce ne devait pas être le bon moment ! Mais je parle, je parle, alors qu’il serait préférable que je vous dise de quel livre il s’agit.

 

 

 

Confession du pécheur justifié de James Hogg.

 

Publiée en 1824 sous le titre « Les confessions d’un fanatique », ce livre est quasiment tombé dans l’oubli jusqu’au moment où en 1947, une nouvelle édition, préfacée par André Gide, permet à ce chef-d’œuvre de refaire surface.

 

 

 

A travers trois parties, bien distinctes les unes des autres, nous plongeons au cœur de sombres ténèbres sans savoir, si oui ou non, nous en ressortirons intactes. En effet tout n’est qu’illusion lorsque le diable prend place à nos côtés, mais qui nous dit que notre pécheur n’est pas tout simplement schizophrène. Les pistes sont là pour nous brouiller car dans un premier temps, nous parcourons le récit du Chroniqueur, récit qui relate les faits tels qu’ils ont été vécus par l’entourage de Robert Wringhim, notre fameux pêcheur. Le récit est loin d’être à son avantage puisque ce dernier est représenté comme un assassin fanatisé, rejeté par son père, élevé dans la haine de son frère resté au foyer paternel entre une mère et un pasteur complètement fanatique.

Dans une deuxième partie, Robert Wringhim nous offre ses mémoires intimes, mémoires qui le rendent plus humain ou presque. Encore faut il pouvoir pardonné l’humain victime des forces du mal. Mais est-il réellement sous l’emprise du diable ? Chacun devra se faire sa propre idée car l’auteur ne prendra pas parti. Il relate les faits et c’est déjà bien assez.

Enfin, nous finissons par un épilogue dans lequel l’auteur nous relate l’étrange manière par laquelle il s’est procuré les mémoires intimes de Robert Wringhim.

 

 

 

Un excellent moment de lecture que je conseille vivement à tous les férus du paranormal.

 

 

 

 

 

 

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