Dimanche 26 novembre 2006



Muriel Barbery
Gallimard

Ce texte d’une grande force due à sa richesse verbale est une réelle délectation qui émoustille notre lecture.
Muriel Barbery, par les méandres de ses personnages ainsi que par sa douce poésie gastronomique nous brutalise tout en nous réconfortant.
Ainsi, pendant qu’un gastronome part à la découverte d’une saveur oubliée, son entourage se bat contre des souvenirs douloureux. Père de famille plus attiré par son violon d’Ingres que par ses enfants, sa femme … c’est seul qu’il se meurt. Mais peu lui importe, du moment qu’il ne part pas avant d’avoir compris ce qui le taraude tant. Dans un dernier souffle, la réponse lui viendra en même temps que le problème se posera, à son tour, à nous, lecteurs.
LA question, LA fameuse question que chacun se pose à un moment donné de sa vie. Question, vous vous imaginez bien que je tairais ici : tout l’attrait du roman étant, entre autre, dans ce mystère.

Lundi 30 octobre 2006


L’académie Française : Jonathan Littell pour Les Bienveillantes (Gallimard).
Femina : Nancy Huston pour Lignes de faille (Actes Sud).
Médicis : Sorj Chalandon pour Une promesse (Grasset).
Femina étranger : Nuala O'Faolain pour L'Histoire de Chicago May (éd. Sabine Wespieser).
Médicis étranger : Norman Manea pour Le Retour du hooligan : une vie (Seuil).
Médicis essais : Jean-Bertrand Pontalis pour Frère du précédent (Gallimard).

Lundi 9 octobre 2006



Muriel Barbery
Gallimard

Renée, 54 ans, concierge…
Paloma, bientôt 13 ans, suicidaire…
Quel rapport entre ces deux personnes, à part qu’elles logent toutes deux au 7 rue de Grenelle dans un bel hôtel particulier avec pour seule question le sens de la vie et des passions communes : le Japon et la langue française.
Lâchez donc un nouvel occupant dans cet hôtel : Monsieur Kakuro Ozu et très vite, les réponses à leurs questions vont tomber.
Ce roman qui traite avec humour du monde de la bourgeoisie, de préjugés, de mal-être offre un sublime moment de lecture. J’ai d’ailleurs eu bien du mal à me séparer de cet univers et à accepter la fin. Car Muriel Barbery étonne et si cette fin est loin de plaire par le côté amer qu’elle nous laisse, elle permet toutefois de laisser un souvenir de ce roman par les nombreuses questions qui se posent à nous.

Dès que je reprends le boulot, je me procure « Une gourmandise », son premier roman qui, d’après les dires était un coup de maître. A suivre…

 

Mercredi 27 septembre 2006

Je pourrais biensûr vous abreuver de mes commentaires concernant cette rentrée littéraire sur les flèches montantes comme Jonathan Littel avec ses « Bienveillantes » par exemple ou vous parler des incontournables tels Laurent Gaudé, Yann Moix, Florian Zeller … mais comme vous le savez, n’ayant, pour le moment, pas accès à ces nombreux livres, je préfère m’abstenir de toutes critiques bonnes ou négatives. Et tout comme vous, je découvre au fur et à mesure des articles, via les journaux, les magazines, les blogs, les romans de cette rentrée. Mais j’ai bien hâte toutefois de me faire ma propre opinion concernant certains bouquins. En attendant, je vous invite à visiter de très bons blogs qui mettent en avant les livres à ne pas manquer. (Il en manque sûrement, alors, n'hésitez pas à donner vos liens)

http://www.culture-cafe.net/archive/2006/06/02/rentree-litteraire-2006-les-premieres-rumeurs.html
http://buzz.litteraire.free.fr/dotclear/index.php?2006/08/26/345-la-rentree-litteraire-2006-sommaire
http://blogauteurs.typepad.com/le_blog_des_blogs_littrai/
http://carnetdelectures.over-blog.com/
http://yansor.blogs.psychologies.com/fig_tree/2006/05/rentre_littrair.html

Et me concernant, je reste dans les classiques et cela jusqu’à ma reprise fin octobre.
Aujourd’hui, je me tourne donc vers Pierre Jean Jouve avec son magnifique « Paulina 1880 ». Un texte qui m’a transporté bien au-delà de mes espérances. Paulina, éprise et coincée entre un amour adultère et une passion pour Dieu, deviendra l’ombre de la folie jusqu’au non retour. Femme soumise, femme adulée, femme narcissique, Paulina se veut libre alors qu’il ne peut en être ainsi de par son moi intérieur. Sauver son âme ou sauver son corps, là réside tout le problème auquel elle va être confronté.

Jeudi 21 septembre 2006

Mes deux premiers livres de la rentrée. Mes collègues pensent à moi et j’avoue qu’ils ont fait un très bon choix. Deux femmes, Andrea Levy et Laurence Tardieu, dans un style complètement différent, m’ont permis de passer un très bon moment.

 

 

 

Puisque rien ne dure
Laurence Tardieu
Stock

Dans un récit oppressant, Laurence Tardieu nous confronte à la descente aux enfers d’une famille, une descente orchestrée par la perte d’êtres aimés. Avec des mots justes, l’indicible se révèle au fil des pages, happant le lecteur dans un tourbillon d’émotions.
Un troisième roman, bouleversant, qui confirme le talent de cette auteure.

 

 

 

 

Hortense et Queenie

Andrea Levy

Quai Voltaire

A travers deux beaux portraits de femmes, l’une Anglaise, l’autre Jamaïquaine, auxquels s’entremêlent celui de leur mari, c’est toute une période qui est revisitée : celle de l’après-guerre en Angleterre avec son lot de racismes, de désillusions, de misères.
Un très beau roman porté par des personnages en quête d’apaisement.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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