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Art

Mardi 26 avril 2005

 

 

Le Néo-Impressionnisme de Seurat à Paul Klee.

Du 15 mars 2005 au 10 juillet 2005

Musée D’Orsay, salle d’exposition temporaire.

 

 

Accompagnée d’une amie, je me rends en ce jour brumeux à l’exposition consacrée au Néo-Impressionnisme, avec, je l’avoue quelques inquiétudes concernant mon intérêt pour ce style. Je me laisse donc traîner, ne refusant jamais de mettre mes sens à l’épreuve.

 

Honneur aux deux grands, l’exposition débute par les tableaux de Seurat et de Signac. Par la suite, nous sommes aspirées dans des tableaux de peintres peu connus pour ma part mais non moins intéressants. Je pense à Maximilien Luce avec ses nocturnes parisiens entre autres.

Elle se termine sur trois salles réunissant des peintres comme Matisse, Kandinsky, Paul Klee, Vlaminck. Ainsi, plus de 120 tableaux ont été réuni par Serge Lemoine, directeur du Musée D’Orsay.

 

Mon amie est conquise, je le suis moins. Ebranlée toutefois par Le Cirque de Seurat, cette rencontre m’aura permis, pendant quelques secondes, de me replonger dans une semaine agréable où le sujet du cour de dessin en classe de 5ème était de reproduire, à l’aide d’un projecteur, ce fameux tableau. Ces heures passionnantes dans la peau d’un artiste m’avaient subjuguée.

 

Par Esther
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Dimanche 8 mai 2005

La France Romane

Au temps des premiers Capétiens, 987-1152

 

Musée du Louvre

Du 10 mars au 6 juin 2005


 

 

Languedoc (Gilabertus), deuxième quart du XIIe siècle
Chapiteau double à trois faces : La Mort de saint Jean-Baptiste
Pierre calcaire - 32 x 55 x 39 cm

Toulouse, Musée des Augustins
© Musée des Augustins / Daniel Martin

 

987-1152, une période qui n’a encore jamais fait en France l’objet d’une grande exposition.

Accessible à tous, grands et petits m’ont donnés l’air d’apprécier. Au passage, ne pas oublier pour ces derniers le mini jeu parcours, très bonne initiative de la part du Musée du Louvre.

Bien que cette expo. vaut le détour, j’ai eu du mal à me concentrer jusqu’au bout, la foule m’ayant un peu désappointée. J’ai pourtant tenté à deux reprises mais sans succès. Je ne suis pas une grande fan de la foule. Moi, j’aime prendre mon temps, regarder sous tous les angles les objets qui s’offrent à moi, lire les inscriptions … choses quasiment impossible à faire vu le succès de cette exposition.

 

Du coup, le jour de ma deuxième tentative, qui s’est également conclue sur un échec, je me suis retrouvée, quasiment seule, au 1er étage au milieu des objets d’art du moyen-âge. De très belles découvertes sont à y faire : des pyxides, des châsses, des crosserons, des calices …, je ne me suis pas trop éloignée de l’art roman.

 

Malgré le fait que je ne vous ais peut-être pas beaucoup donnée envie, cette exposition est à découvrir.

 

Par Esther
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Dimanche 8 mai 2005

Ecriture en délire.

 

Halle Saint-Pierre

2 rue Ronsard

18ème

Tous les jours de 10h à 18h

Jusqu’au 31 juillet 2005

 

Tout à fait les thèmes que j’aime : la folie combinée à l’art.

Une quarantaine d’artistes, dont certains ont été internés en hôpitaux psychiatriques sont exposés à la Halle Saint-Pierre.

Je trouve la folie passionnante, tout en étant inquiétante. Incompréhensible, elle m’attire, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’artistes. D’ailleurs, tous les artistes n’ont-ils pas un grain de folie, et combien sont ceux qui recherchent la déconnexion par des artifices plus ou moins licites ?

Oh là, il m’est difficile de me concentrer, j’écoute Vivaldi. Ecrire et écouter ne sont pas compatibles pour moi. Après quelques secondes de réflexions, mon choix est fait : ce sera Vivaldi !!!

Par Esther
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Samedi 24 septembre 2005

Girodet
Musée du Louvre
Du 22 septembre 2005 au 2 janvier 2006

Commissaie général : Sylvain bellenger
Commissaire étape Paris : Sylvain laveissière.

 

Un conseil, ne manquer absolument pas cette exposition qui s’annonce comme l’un des événements majeurs de cette rentrée. Lorsque vous la parcourez d’un bout à l’autre, gardez en mémoire le fait qu’il aura fallu cinq ans pour préparer cette exposition et que c’est la première et peut-être la dernière rétrospective que lui consacre le Louvre.

Girodet ayant vécu une époque aux facettes différentes (né sous Louis XV, il traverse toutes les phases de la révolution, du Directoire, du Consulat et de l’Empire), son œuvre sera de ce fait changeante et contradictoire, difficile à cerner. Lourd défi pour cette exposition qui n’oubliera aucun de ses styles.

Ce parcours se veut non seulement chronologique mais également parcours de recueillement.
Ainsi, chaque œuvre essentielle qui a rythmée le parcours du peintre est isolée dans une pièces, suivie de nombreuses études, plus extraordinaires les une que les autres.  Une, en particulière, aura retenu toute mon attention. Il s’agit d’une « étude de draperie » pour le fameux tableau « une scène de déluge ».

Cliquez pour agrandir !

"scène du déluge" Salon de 1806
Huile sur toile 441 * 341 cm
Musée du Louvre, Paris - Acquis en 1816
R.M.N. Paris, 1989

 

Nous découvrons ainsi aux côtés de toiles plus connues – « le sommeil d’Endymion » ; « Atala au tombeau » -, des œuvres tout autant hypnotiques telles qu’ « une scène de déluge », toile monumentale de quatre mètres sur trois où Girodet « en niant l’origine mythologique de son tableau n’espérait pas faire d’un fait divers – un accident de montagne – le vrai sujet de son œuvre, mais plutôt de peindre le sublime de la nature, une émotion alors nouvelle qui se partagerait entre l’extase et l’effroi et renouait avec la force des mythes ».
Que votre volonté soit faite, nous sommes en effet, nous spectateurs, fascinés et déroutés devant cette effroyable volonté de vivre, cette crainte effroyable de la mort que chaque protagoniste côtoie.

Nous passons ainsi du rire à l’effroi puisque juste avant ce nouveau recueillement d’ « une scène de déluge », une toile ne peut se faire oublier de par son sujet. Il s’agit de « Mademoiselle Lange en Danaë ». En 1799, Girodet reçoit une commande d’une Danée qu’il traitera avec beaucoup de soin. Lorsqu’il montra ce « Portrait de Mademoiselle Lange » au Salon, le modèle (actrice de théâtre Français) exprimera publiquement sa déception. De colère, Girodet décrocha la toile, la déchira et en repeint une, bien différente, mais beaucoup plus significative dans laquelle il y mit toute sa rancœur : ainsi, « Mademoiselle Lange est peinte nue, séduite par une pluie d’or, entourée par des objets symboliques raillant ses amants, son goût de l’argent et son peu de fidélité en amour ». Qui s’y frotte, s’y pique…

 


Ses portraits, que ce soit d’hommes de lettres tel Chateaubriand, d’hommes d’état tels Napoléon ou bien encore des portraits « familiaux » tels Benoît Agnès Trioson, côtoient ses tableaux historiques sans perdre de leur valeur. En aucun cas, on ne peut rester indifférent devant ces derniers. Pour ma part, je suis restée fascinée par la texture des tissus, et par les regards toujours très présent qui donnent toute la puissance en ses œuvres.

 


J’espère vous avoir donné envie et si vous voulez en savoir plus ou continuer sur votre lancée, voici un petit tour des manifestations qui vont se dérouler autour de Girodet.

Au Louvre :

 Le vendredi 30 septembre à 19 h, Sylvain Bellenger, conservateur en chef du patrimoine et commissaire général fera une présentation de l'exposition.
18 h 30 à l'Auditorium du Louvre, un cycle de conférences parmi lesquelles cinq conférences d'historiens français et anglo-saxons : «Girodet et les genres : un classique subversif» (du 26 septembre au 24 octobre) ; «Les curiosités intellectuelles de Girodet» par Sidonie Lemeux Fraitot (le 10 octobre) ou «Les plaisirs du beau : Girodet et le corps masculin» par Linda Nochlin (le 24 octobre).
 
 
QUATRE AUTRES EXPOSITIONS
Au Louvre. "L'atelier de David, dessins du Louvre", jusqu'au 16 janvier 2006.
Au Musée Girodet, à Montargis (Loiret). "Au-delà du maître : Girodet et l'atelier de David", jusqu'au 31 décembre.
Au château de Compiègne (Oise). "Girodet et les décors de Compiègne", jusqu'au 6 janvier 2006.
Au Musée Magnin, à Dijon (Côte-d'Or). "Péquignot et Girodet : une amitié artistique", jusqu'au 31 décembre.

 

Par Esther
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Mercredi 26 octobre 2005

« Mélancolie. Génie et folie en Occident »
Galeries nationales du Grand Palais

Du 13 octobre au 13 janvier.

 

 

Bruegel "Desidia"

 

Je ne sais comment commencer cet article. Il y a tellement de choses à dire sur cette magnifique exposition, qui au passage, m’a beaucoup touchée, que j’ai bien peur de blablater sans réussir à vous donner l’envie de vous y rendre.
Je ne vous ferais pas un cour sur la mélancolie, sachez juste qu’elle est traitée ici au travers de plus de 250 œuvres de l’Antiquité à nos jours, depuis certaines stèles antique jusqu’à de nombreuses œuvres contemporaines, en passant par Dürer, Delacroix, Rodin…
Pour cela, huit sections ont été mises en place : la mélancolie antique, le Moyen-Âge, le Renaissance, l’Age classique, le XVIIIe siècle, le Romantisme, l’Ange de l’histoire et la mélancolie des temps moderne.
Nous voyageons ainsi à travers le temps et sommes subjugués pas ce choix hétéroclites d’œuvres : peintures, sculptures, gravures, dessins…qui prennent vies dans cette atmosphère lugubre ponctuée par des momies, squelettes de fœtus, chauves-souris naturalisées, crâne humain et j’en passe…

Pourquoi m’a-t-elle autant touchée, tout simplement car j’ai une attirance pour le côté mystique de la vie, le diable, osons le dire. Les vanités m’ont toujours attirées et là, j’ai été servi. De plus je me suis retrouvée dans de nombreux tableaux à l’univers fantasmagorique, un peu l’univers à la Tim Burton (L’étrange noël de Monsieur Jack).

Enfin, allez-y, prenez le temps de regarder tous les détails farfelus de certains tableaux, apprenez car cette exposition est une source de connaissance énorme, laissez-vous transporter par cette tristesse, cette folie, vous retrouverez très vite le sourire en sortant. Vous n’aurez d’ailleurs qu’une seule envie, reprendre le parcours depuis le début.

 

Max Ernst "L'Ange du foyer"


Le petit plus : Anatomie de la mélancolie, Robert Burton, Gallimard (Folio)


 

Par Esther
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