Forum

ATTENTION !!

Le forum d'une vie de libraire a fermé ses portes.
Si vous voulez nous écrire pour nous poser des questions sur les métiers du livre ou tout simplement papoter de choses et d'autres,
vous pouvez désormais nous joindre à l'adresse suivante :
libraire@aliceadsl.fr

Concernant le forum, nous vous invitons à nous rejoindre sur
"Grain de sel" le forum de Rokto,
toujours en cliquant sur l'image çi dessous.


Cinéma

Dimanche 22 mai 2005

Star Wars

 

 

Epoustouflant… non, pas le fait de se lever tôt un dimanche matin pour se lancer dans la cohue d’une foule, avide de faire corps avec la force, mais ce dernier volet de Star Wars.

N’étant pas une fan inconditionnelle, l’amour et la curiosité m’ont poussée devant ce spectacle … et quel spectacle !!! L’envie même de revoir tous les précédents m’a pris alors que les jedï se faisaient décapités. Des scènes mythiques vont s’extraire de ce 3ème épisode … mais laissons la parole au spécialiste qu’est Peter Moutarde :

 

Beaucoup diront que La menace fantôme et L’attaque des clones étaient de bien fades copies de la première trilogie. Mais, même si quelques maladresses ponctuaient ces deux films, ils avaient juste le gros défaut de n’avoir pas grandis avec les fans de la première heure. La « génération Star Wars », celle qui faisait vivre le mythe depuis 30 ans, s’était sentie trahie.

Mais comme dirait lentement Maître Yoda d’un air réfléchi : « Beaucoup de colère en toi je sens, mais pour des yeux d’enfants ces films sont fait ».

Avec La revanche des Siths, interdit au moins de 13 ans au Etats-Unis, la réponse de George Lucas est à la hauteur des plus hautes exigences de nos grands enfants trentenaires !

Le film est sans concessions, sans fioritures, le mal explose et nos héros en subissent les conséquences. La caméra ne s’attarde pas sur les batailles spatiales ou terrestres, qui ne sont là que pour servir d’hallucinant décor, elle se concentre bel et bien sur tous nos héros qui se démènent tant bien que mal dans cette plongée au cœur du côté obscure de la force. Alors les scènes mythiques s’enchaînent sur la magnifique musique de John Williams, notre cœur s’emballe et s'effraie face au déclin d'Anakin, les références à la première trilogie se font légions et le premier souffle de Dark Vador se fait dans un silence terrifiant.

Star Wars, épisode III, la revanche des Sith fait désormais parti du mythe, il est le cœur du mythe, et peut être désormais le mythe en lui-même.

 

PS : Pour les fans : Le Faucon Millenium s’est glissé dans ce Star Wars serez vous le retrouver ?

Par Esther / Peter Moutarde
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 26 juin 2005

Gerry de Gus Van Sant

 

  

 

Dernièrement j’ai eu l’occasion de voir un film qui ne m’a pas laissé indifférente. Il retranscrit cette angoisse que nous avons déjà tous pu ressentir : la peur de ne pas trouver sa route, de ne pas savoir où l’on va (je parle de questionnement métaphysique et non pas de géographie). Loin d’être verbeuse, cette histoire nous plonge au contraire dans un monde dépeuplé…Seul le silence se fait entendre, il souffle, il crie la panique lancinante de nos deux uniques protagonistes.

Il est incroyable n’est-ce pas d’apprendre que l’on peut faire du cinéma en ayant simplement Casey Afleck (c’est le frère) et Matt Damon pour acteur ! Sur quoi repose l’intrigue ? Sur rien justement ! De quoi s’agit-il ? D’une idée !

 

 

Le scénario dépouillé à l’extrême met en scène deux amis qui se perdent dans un désert aride de chaînes de montagne.

Ce concept original dérange, il nous donne le vertige car la peur s’installe insidieusement. Gerry et son ami ne réalisent pas tout de suite qu’ils se sont perdus, ils marchent. Progressivement ils comprennent que le danger les attend inextricablement… Ce danger c’est la mort : ils ont soif, ils sont fatigués, viennent alors les mirages…

 

 

Vous jouerez de la télécommande pour accélérer leurs pas…car c’est parfois un peu long. Mais c’est normal. L’inquiétude doit faire son chemin.

 

 

Gerry est le premier film de la trilogie de Gus Van Sent, les autres étant Elephant et Last Days. Casey Afleck et Matt Damon ont eux aussi participé à l’écriture de ce scénario. C’est bien la preuve par 3 qu’avec une idée et deux fabuleux acteur on peut aller loin…

 

 

Vous trouverez le DVD dans tous les bons vidéoclubs.

Par Anne-Marie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 27 juin 2005

Last Days de Gus Van Sant.

 

Il n’y a pas si longtemps, je vous vantais les mérites de la trilogie de Gus Van Sant, réalisateur de Gerry, Elephant et Last Days. Aujourd’hui c’est Last Days qui nous intéresse. Beaucoup d’articles élogieux ont été écrit concernant la « beauté », la « poétique » du film. Le protagoniste Mickael Pitt (alias Blake) fut également félicité pour sa prestation.

Poussée par cet élan si entraînant, je m’y suis risquée et j’y ai laissé quelques plumes… Heureusement il ne dure que 1h37, mon fauteuil n’a pas eu le temps de se transformer en un piteux pieu de fond de couloir perdu dans cette charmante cité médiéval, Fosses.

Les longueurs sont l’une des caractéristiques cinématographiques de Gus Van Sant mais dans Gerry et Elephant, elles se justifient. Last Days qui ne contient que des onomatopées pour dialogue, Blake étant remonté à bloque à la cocaïne, l’élixir ne prend pas.

Bien sûr des passages doucereux adoucit le supplice du spectateur lorsque par exemple Blake interprète une chanson aussi noir que son nom « La vie c’est une longue traversée en solitaire, de la mort à la naissance ». Vous remarquerez que la mort c’est la vie et que la vie c’est la mort… quand je vous dis que Blake est remonté à bloque…

Notre protagoniste répond à tous les clichés du rock’n roll. Du sexe il y en a et comme s’il fallait faire voler en éclat la pauvre normalité des sens, nous y trouvons des lesbiennes et des homos. De la drogue on en voit pas mais vu la tête d’ahurie de Blake et de ses amis visiblement ça coule à flot dans les veines. Et le reste est dans la rock’n roll attitude.

Autant dire que la visionnage fut quelque peu pénible mais soyons zen… Peace.

Par Anne-Marie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 6 juillet 2005

 

UN FILM PAS COMME LES AUTRES...

Malgré le fait que je sois fan de la version de 1954 et admirateur ponctuel de Spielberg,  je n’attendais pas forcement ce remake de « La guerre des mondes » avec impatience.
Je savais qu’aucune surprise ne viendrait teinter le scénario, et j’avais peur de voir, après une belle bande annonce spectaculaire, un énième  « Independance Day », avec toutefois la certitude de voir la Steven Touch, magique et intelligente, nuancer le tout.

Mon sentiment à la sortie ?
Je n'ai pas vu un film, je l'ai vécu.
Je l'ai vécu si bien qu'en reprenant ma voiture, je m'attendais à voir surgir un des fameux tripodes extra-terrestres...

Spielberg a laissé de côté les moments suintant de morale, les scènes miévreuses, bref tous les hollywoodismes puant d'exploits et de beaux sentiments sous une belle musique, pour nous faire subir un grand huit ténébreux et réaliste sur le premier wagon de tête.
Un film si réaliste que la première apparition d’un tripode nous semble incongrue, un peu comme cela le serait dans la réalité.
Puis pendant le reste du film, le tour de force du réalisateur est de nous faire vivre intensément l'extermination de la race humaine par une caméra qui ne décolle jamais du sol et reste toujours à hauteur d’homme ou presque.
Alors la claustrophobie nous gagne, le destin de ces humains qui courent et meurent nous est lié, et pendant 2 heures, les hurlements des machines, les explosions et les tremblements de terre nous violentent et nous les subissons de plein fouet.

Et ici pas de héros, pas d’actes de bravoure ou presque, tous les personnages sont des gens comme vous et moi, et certaines réactions, qui passeraient dans un autre contexte comme des actes récriminant, sont filmés ici sans être juger. Ici on ne se pose pas de questions, on ne commente pas, on ne juge pas, il faut survivre.

Le seul reproche est ce happy end final, avec une scène qui n'a rien à voir avec l'esprit et le reste du film et qui nous renvoie sagement dans nos fauteuils. A ce moment là, la magie disparaît comme l’intelligence du réalisateur, à croire que se sont les producteurs eux même qui ont finis le film.
Mais le trou est déjà bien comblé, nous sommes fatigués, et ce petit grain de sable est vite oublié.
Dommage quand même pour ce bémol…

SPOILER
J’explique une scène du film qui démontre bien l’esprit régnant et le talent de Spielberg. Ce n’est pas une scène primordiale, mais si vous souhaitez garder la tête vide avant d’y aller, ne lisez plus à partir de maintenant.

Lors d’une scène à bord d’un ferry, le fils de Tom Cruise vole au secours de quelques personnes. Cet acte aurait pu justifier une envolée de caméra sous une magnifique musique pour souligner le geste mais rien de tout cela. Le geste est filmé avec du recul, on voit à peine les personnes sauvées et seul le sourire de Tom Cruise souligne l’instant.
Son sourire n’est pas vraiment celui d’un homme fier et heureux de voir un si beau geste, mais surtout celui d’un homme qui vient d’en apprendre un peu mieux son fils avec qui le dialogue passe difficilement. « Tiens ouahou mon fils est altruiste ». Point. Magnifique de sobriété.

Par Peter Moutarde
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 25 juillet 2005

Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton

 

 

Les images nous renvoient à nos rêves d’enfant. Haut comme trois pommes, on salivait d’envie en songeant à cette onctueuse rivière en chocolat, à cette herbe acidulée, à ces bûches de bois garnies de viennoiserie et de crème chantilly…

 

Les enfants ont dû se régaler… et s’en lèchent encore les babines… Mais voilà du haut de mes vingt-sept ans, moi je suis restée sur ma faim. Cette projection cinématographique qui aurait pu être une recette pour remonter le temps et nous faire recouvrer la vue, celle d’un enfant, n’a manifestement pas fonctionné.

Le problème c’est qu’il n’y a pas d’intrigue, on se laisse bercer gentiment mais sans grande conviction…

La qualité des images ou même les effets spéciaux sont à s’y méprendre aussi vrai que notre première crise de foie. Il transpose sur grand écran tous nos fantasmes gourmands de petite fille. Même les couleurs évoquent le doux parfum de la fraise et de la framboise. Les papilles frétilles d’avance à l’idée que le confiseur nous attend derrière son comptoir plein de délicieuses sucreries.

 

Charlie et la Chocolaterie est un film fait pour les enfants mais pas pour les grands enfants. Dommage car Tim Burton avait su concilier les deux avec Edouard aux mains d’argent.

Il mérite de se voir en salle pour profiter pleinement du spectacle cependant avouons tout de même que dans six mois, une fois en location, le spectateur (tricheur) jouera de la télécommande pour arriver à bout de cette aventure…

 

 

Charlie et la chocolaterie est l’adaptation cinématographique du classique de la littérature enfantine Charlie and the Chocolate Factory, écrit en 1964 par Roald Dahl (vendu à plus de 13 millions d’exemplaire).

 

 

Par Anne-Marie
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus