
X-men 3, le désastre final ou comment se moquer éperdument de son public...
Certes, ce n’est pas Volver ou Marie Antoinette, mais les fans qui ont grandi un comics à la main attendaient avec impatience ce dernier opus, surtout après un deuxième épisode réussi, respectueux et jouissif. Et bien sachez que l’affrontement final des X-men est aussi intéressant qu’un combat d’écureuils sous calmants dans la boue.
Reprenons depuis la fin du deuxième épisode pour comprendre le désastre du troisième : Jean Grey s’embrase avant d’être recouverte par des tonnes d’eau, et la dernière image nous montre, nageant sous l’eau, la forme du phoenix bien connu des X-fans. On attendait donc de voir toute la puissance du phœnix, de voir Jean Grey s’enflammer sous la colère, de revoir au minimum l’aura du phœnix évoqué plus haut. Et bien, Jean Grey s’énerve bien, son pouvoir est destructeur, mais à part le visage congestionné et rougi de Famke Janssen, vous n’aurez rien d’autre. Vers la fin, une lumière rougeâtre et une légère brise essaient de nous faire croire à un semblant d’effet pyrotechnique mais nous ne sommes pas dupe. Frustrant et énervant surtout lorsqu'on sait que l'épisode tourne autour d'elle...
Alors à cet instant on se pose des questions sur le budget des effets spéciaux. A-t-il disparu ? A voir l’utilisation abusive et à mauvais escient des filins du cinéma asiatique sur de nombreuses cascades, où les acteurs sont ridiculement malmenés, la question est évidente. Et si on me dit que le budget était présent, et bien je poserais la question de savoir si les responsables on vu les Spiderman, ou l’art de comment faire des acrobaties comme un véritable super héros.
Peut être que le budget des effets spéciaux a aussi déterminé aussi les apparitions d’Angel qui se fait très rare. D’ailleurs la scène oublié du film, celle où nous aurions pu frissonner de plaisir, aurait été celle où, éventuellement, Angel aurait pu rejoindre les X-men pour le combat final en disant timidement mais fièrement : « Je viens aussi avec vous ». Cela aurait été sans surprise et cousu d’avance, mais parfois lorsque le vide s’installe et que les frissons se font rares, les petites choses attendues font du bien.
Bon je passe sur la position ridicule de Magneto pour soulever le pont, je passe sur la table rase qui a été faite de la relation Fléau – Xavier, je passe sur tous les morts qui ne justifie rien si ce n’est d’éviter un 4ème opus, je passe la disparition du magnifique Diablo de cet épisode, de l'inconsistance du second rôle de Colossus, de la scène cachée de fin de génrérique dont on se fiche complètement, pour parler des quelques bons côtés du film :
- On voit Iceberg quelques secondes... en véritable Iceberg.
- On assiste à un entrainement qui évoque chez le fan bien plus qu'il n'y parait.
- Une attaque de fourgon symphatique.
- Une belle mystique
- Une kitty enfin active
- Le fauve en action durant 2 secondes (le reste du temps, il saute en pendouillant aux filins cités plus haut)
- L'idée de l'antidote.
- Jimmy leech
et... et puis c'est tout... maigre butin qui ne sauve pas le film...
bref, on retrouve les erreurs et autres hésitation du premier épisode, on regresse dans la qualité, ils ont détruit ce que Brian Singer avait construit, ils l'ont piétiné pour en faire un film de seconde partie de soirée sur TF1. Reste la colère (Terrible du pheonix... ahahhahahahaha) et les spectateurs de base qui vont apprécier ce film d'action. Pour ma part je vais revoir de ce pas le deuxième épisode... aaaah la scène culte de la maison blanche, c'était la bonne époque. Puis vivement Superman et en attendant "le vent se lève".

Faisant le choix de patienter deux heures pour retrouver Esther ce vendredi soir, je me suis retrouvé dans une salle obscure, dépendant des horaires de séances plutôt que de mes envies cinématographiques. Et j’en remercie le hasard, le seul film qui commençait dans cinq minutes était : « Essaye moi ».
Je m’installe confortablement dans la salle, et en essayant vainement de me souvenir de la bande annonce ou des acteurs, je me dis que je vais sûrement assisté à une énième comédie à la française, un peu lourdingue, et sans intérêt, à part celui de rendre disponible le cerveau des téléspectateurs de TF1, un futur dimanche soir. Et bien, que nenni !
Comment vous expliquer mon sourire béat et celui des autres spectateurs à la sortie du cinéma ?
En vous disant peut être que ce film naïf, sans jamais être niais, est destiné à l’enfant rêveur que nous étions autrefois. Que sa légèreté et son innocence sont les bienvenues et que chaque scène est aussi bienfaisante qu’une séance de massage après une dure journée de travail.
En vous disant peut être que peu importe votre humour, vous rirez à coup sûr et souvent, que vous soyez fan du burlesque exagéré ou de l’humour plus subtil, vous y trouverez forcement votre compte, et que grâce à l’intelligence du scénario aucun style ne prédomine sur les autres pour venir alourdir le film.
En vous disant que les acteurs sont formidables, qu’ils ensoleillent chaque instant, que l’imagination du réalisateur, et ex Robin des bois, Pierre François Martin-Laval est aussi innocente, décalée et jubilatoire que celle d'un gamin de 8 ans.
En vous disant que si le film reste sage et prévisible dans son ensemble, les scènes nous surprennent par leur originalité, qu'elles tiennent d'un vaudeville, d'un sketch des robins de bois, ou d'une comédie anglosaxone, et qu'il ne faut en aucun cas en raconter une miette pour éviter d'effriter le moindre gag.
Pour résumer, si en ce moment vous cherchez le soleil, ou un moment de bonheur après une dure journée, courez dans une salle obscure, retrouvez Pierre François Martin-Laval, Pierre Richard, Julie Depardieu, Kad Merad et les autres, pour un moment régressif plus qu'agréable. Et n'oubliez pas de vous munir d'une barre chocolaté ou de bonbons pour parfaire l'instant.

« Toi et Moi ne sommes qu’un. »
Simon le Mage
Il y a maintenant vingt-trois ans de cela, la rencontre de deux esprits géniaux donna naissance à une œuvre démente et grandiose, renouant avec les visions fiévreuses et folles des anciens Prophètes. Pour notre plus grand bonheur, ils récidivèrent à deux reprises. Désormais, à côté des Sept Merveilles du Monde, il faudra compter avec la « Trilogie Qatsi » de Godfrey Reggio et Philip Glass.
1. RENCONTRES DU 3EME TYPE.
En un mot, c’est un astéroïde qu’on se reçoit en pleine tronche, un bolide venu d’un autre monde, qui nous laisse un long moment sans voix, incapable qu’on est de mettre des mots sur ce qui vient de nous tomber dessus. C’est, en fait, le genre d’expérience après lequel on se dit qu’on peut maintenant mourir en paix. Là. Dans le fauteuil. Après avoir survécu à cette explosion audio-visuelle numineuse et terrifiante, le monde peut bien s’arrêter de tourner. Il n’y a tout simplement plus rien à dire, plus rien à vivre, plus rien à faire. Sur peut-être en tout cinq heures de vie humaine, on a l’impression d’avoir vu la Lumière ; l’impression d’avoir tutoyé Dieu. C’est un voyage dont on ne revient pas. Impossible de s’en débarrasser. Obligé de vivre avec. Un peu comme les mystiques se retrouvent soudain crachés au sol, à baver la boue à pleines dents, après avoir hurlé toute la nuit avec les étoiles.
Or, s’il s’agit bel et bien d’une Rencontre, au sens fort du terme, entre l’œuvre et nous, le questionnement du rapport à l’Autre constitue précisément le thème fondamental qui anime en sous-main cette trilogie. La profonde étrangeté de l’alchimie audio-visuelle qui se déploie devant le spectateur sidéré, trouve ainsi une résonance dans le contenu même des films.
On nous parle effectivement de la manière dont les Etats-Unis – et l’on comprend qu’il s’agit plus largement des puissances riches de ce monde – ont bâti leur « prospérité » sur un triple mensonge, une triple erreur : Celui d’une vie fondée sur le déséquilibre, en décalage avec les rythmes et les Lois de la nature (Koyaanisqatsi, 1983) ; celui d’une vie-sorcière, une vie-parasite, sangsue qui vampirise l’âme des autres (Powaqqatsi, 1988) ; celui enfin, d’une vie-guerrière, qui a progressivement érigé la violence en système, en mode de vie (Naqoyqatsi, 2002).
On voit qu’à chaque fois, le dénominateur commun réside dans l’éternelle question du rapport de l’homme à l’Altérité. Et il n’est pas anodin, à mon avis, que ce soit justement dans l’esprit de deux américains que ce soit fait jour le besoin d’exprimer cette problématique, tant leur pays entretient une relation viscérale et originelle avec celle-ci. Comment est-ce que l’être humain, au tournant du 3ème millénaire, compose avec son environnement, avec ses semblables, avec, finalement, tout ce qui n’est pas lui ? Voilà , selon moi, le fil rouge qui unit profondément cette trilogie, sous le véritable déluge volcanique d’images et de sons, de jeux audio-visuels d’alliances, d’oppositions, de parallèles, de disjonctions, que les deux hommes ont choisi de nous proposer, si bien que celle-ci se trouve placée d’emblée sous le signe du foisonnement et de l’effervescence.
De la confrontation de toutes ces parties entre elles, résulte un tout, un ensemble pour le moins multiple, pluriel, hétérogène, sinon difforme, tordu… voire… monstrueux. Or, je crois que c’est exactement de cela qu’il s’agit. On se retrouve nez à nez avec un véritable monstre.
2. EXPERIENCES DE LABORATOIRE
Si tout film est, quelque part, un monstre par nature (lat. monstrum : « que l’on montre »), cette œuvre-ci accomplit le tour de force de pousser la logique filmique jusque dans ses retranchements, en la sublimant, en la conduisant jusqu’à son point d’autodestruction, d’anéantissement, de nullité. Ce que l’on cherche à nous montrer est d’une telle ampleur – la Vie sur terre aujourd’hui – que les moyens utilisés ont dû être adapté à la démesure du sujet. Joli paradoxe. Ce qui était à l’origine un film à montrer est devenu un véritable monstre filmique.
Ce que l’on nous montre dépasse en fait de tellement le visible et le montrable, qu’on se retrouve comme subjugué, anéanti. Les deux hommes nomment leur créature « documentaire », mais force est de constater que ce terme ne suffit pas à rendre toute la richesse et la complexité que dégage la trilogie. Ni documentaire, ni fiction, ni même « film » au sens traditionnel du terme, on se retrouve face à quelque chose de multiple, tentaculaire, prismatique et sans cesse fuyant, bref, d’inédit ; ou pour être plus exact, de jamais vu et d’inouï.
S’il est clair que la forme est expérimentale, au sens où elle n’appartient certainement pas aux canons traditionnels de la grande part des productions filmiques distribuées, elle ne relève pas non plus de l’expérimental « fourre-tout » où l’on trouve pêle-mêle du n’importe quoi et du n’importe comment, estampillé « attention/avant-garde/ceci-est-pour-la-postérité/on-ne-comprendra-que-dans-cent-ans ». Rien de tout cela ici. Bien au contraire, le thème même de la trilogie se présente clairement dès le départ comme une monstruosité.
3. MALADIES
Le rapport à l’autre se décline ici selon toute une palette de lignes de forces, de réseaux de tension, de contractions et de dilatations. Et le constat de fond est dans l’ensemble bien triste : l’homme est devenu fou. Perdu à lui-même, il semble s’être égaré dans son projet démiurgique de croissance infinie.
Clairement, quelque chose ne tourne pas rond. La mise en parallèle/opposition dans le premier volet, entre les rythmes de la nature et ceux des hommes, révèle à quel point nous avons bâti nos sociétés urbaines sur une temporalité effrénée qui, en plus de nous asservir à la tâche en nous hypnotisant, nous fait oublier comment vivre en harmonie avec la Terre. Tout semble s’être passé comme si nous nous étions replié dans une bulle où nous nous agitions à toute allure, surexcités, dopés frénétiques cinglés et que, victimes de notre propre système, nous étions devenu incapable de retrouver un rythme de vie qui soit en harmonie avec celui de la Terre ; avec sa lenteur, sa sonorité grave, et son immensité spatiale. Nous vivons, en véritable extra-terrestres sur notre propre planète, dans une dimension artificielle tarée.
Dans le deuxième volet de la trilogie, on sent, quelque chose comme un espoir. Quittant les Etats-Unis, on part à la rencontre de sociétés qui, là en Inde, là en Afrique, là en Amérique du Sud, et bien que pauvres, vivent encore sur un mode tellurique, lent, profond, en harmonie avec leur environnement. Pourtant, bien vite, le rythme délirant de la grande ville refait son apparition, s’immisce peu à peu dans le quotidien de ces gens. On comprend alors comment la folie de nos sociétés-vampires est en train de s’étendre en exploitant l’énergie de nos semblables et de gagner la terre entière à la manière d’une effrayante pandémie.
Dans le dernier volet, la société américaine montre enfin son visage peut-être le plus dangereux, à savoir sa capacité à faire, par aveuglement, d’un mal, une valeur noble, positive, et un facteur de « progrès ». Car c’est de la guerre érigé en système sotériologique, messianique dont il est question ici. Et l’on ne peut s’empêcher, au vu de certaines images de parades militaires ou mettant en valeur le culte du corps, de faire le parallèle avec les totalitarismes du siècle dernier. Dans le même temps, on assiste au procès d’une certaine technologie où, à l’heure du tout-numérique, les progrès en la matière ont fait de la violence, de l’Autre, et du monde lui-même, rien de moins qu’une abstraction, une suite binaire de 0 et de 1.
4. ESSAI D’ANATOMIE D’UNE CHOSE
En fait de trilogie, on se rend compte qu’il vaudrait peut-être mieux parler de triptyque. Ce que nous voyons ressemble effectivement aux trois facettes d’un même prisme, aux différents visages d’une même entité tricéphale… Car si l’on nous donne à voir à chaque fois un point de vue particulier, selon des perspectives d’ailleurs souvent changeantes, le propos reste très sensiblement le même d’un film à l’autre : il s’agit d’un regard critique porté sur la manière dont nos sociétés, en ce changement de millénaire, interagissent les unes avec les autres ainsi qu’avec leur environnement respectif.
Mais point de « discours » ici. Pas un seul mot ne viendra parasiter cette symphonie poétique d’images et de sons, si bien que chaque film se donne à vivre comme une expérience audio-visuelle dense et compacte, comme un tout, donnant ainsi l’impression d’être en fin de compte une seule image, travaillée et retravaillée, malaxée, morcelée, ciselée, dans les détours de laquelle vient se broder une toile sonore non moins finement élaborée. La nature profonde de cette œuvre se révèle être, en fin de compte, celle que lui confère sa forme : une entité hybride, étrangement autonome, faite d’images et de sons, d’agencements visuels et sonores troublants, défiant les catégories établies et renouvelant considérablement les perspectives, bref, proposant radicalement de nouveaux horizons.
La mise en relation des différentes échelles, des différentes vitesses, et des différentes hauteurs de son donne au final l’impression d’avoir en face de soi un espace-temps visuel et sonore complètement déformé à force d’avoir été travaillé comme une pâte. A la fois étirée et compressée, ralentie et accélérée, agrandie ou diminuée, selon le besoin du moment, l’image-son atteint même régulièrement les états-limites de chacune de ces échelles. On a l’impression alors d’atteindre l’infiniment petit et l’infiniment grand, l’infiniment aigu et l’infiniment grave, l’infiniment rapide et l’infiniment lent… Le dernier épisode du « triptyque » va plus loin encore ; ici, pas une seule image qui n’ait été retravaillée à l’ordinateur, polarisée ou contrastée, floutée ou aquarellée, déformée ou saturée.
Pour nous parler de notre planète devenue malade sous les coups de boutoir de la folie des hommes, nos deux démiurges nous montrent ainsi un espace-temps audiovisuel complètement difforme, comme déréglé de l’intérieur.
Finalement, le miracle réside peut-être dans cette chose toute simple : pour parler de la vie, il fallait de la démesure, raison pour laquelle on a l’impression d’assister à quelque chose d’immense, mais pour parler de la maladie, de la folie qui affecte nos sociétés, il fallait de la déformation, du tordu, du jeu entre toutes les échelles de la matière et du son, si bien que le miracle serait, au bout du compte, que tout cela tienne ensemble, tienne en UN. Or, donner corps à la monstruosité abstraite qui est celle de nos modes de vie, c’est faire sien la phrase d’Hermès Trismégiste « spiritualiser la matière et matérialiser l’esprit », c’est également faire œuvre d’alchimiste en réunissant dans l’épars et le dispersé, ce qui se confronte et s’oppose aux extrêmes de la matière, pour créer un chef d’œuvre hypnotique et gigantesque, un Opus Magnum sublime et monstrueux, une véritable pierre philosophale qui, parce qu’elle est elle-même le fruit d’une transmutation, peut nous transformer à notre tour.
Attention ! Si vous avez un fanatique de la première heure dans une galaxie pas très lointaine de vous, et si vous essayer de le convaincre depuis des années qu’il n’est pas un Jedi et qu’il doit cesser d’essayer de faire bouger sa voiture en faisant appel à la force, ou bien encore que son patron n’est pas Dark Vador, bref de le persuader que tout ceci n’est que de la science fiction, l’exposition Starwars ne vous aideras pas à le soigner, bien au contraire.
Ici, pas d’effets spéciaux, pas de virtuel, tout est vrai, palpable, et qui plus est, grandeur nature.
Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas forcement les vaisseaux et autres podracers en taille réelle, ou encore les énormes maquettes réalistes et détaillées qui nous tortillent les couettes en macarons, mais tous les objets plus intimes, et surtout plus proches de notre univers, comme les accessoires, le mobilier ou ces satanés mannequins privilégiés et leurs superbes costumes. Les langues se collent alors aux vitrines, tout le monde cherche le costume à sa taille, on rêve de pouvoir s'asseoir dans le fauteuil de l’empereur Palpatine, et on n’hésiterait pas à se servir d’un Ewok pour briser les glaces qui retiennent prisonniers tous les pauvres sabres lasers de la saga.
C’est étrange car ce qui m’a le plus marqué et impressionné, ce sont tous les sièges qui n’apparaissent que succinctement à l’écran, mais qui, de part leurs designs magnifiques et leurs finitions uniques, sont des objets majeurs. Ils mériteraient de vivre pleinement leur statut d’objet utile, non seulement chez les fans, mais au sein de chaque foyer terriens. Vivement un livre référence sur le mobilier de Starwars.
Sinon, personne ne sera déçu, anciens ou jeunes fans, l’expo est un beau mixe des deux trilogies, vous y croiserez un droïd de la fédérations, un ewoks, la garde de robe d’Amidala et de Leïa, sans compter les gigantesque wookies, et tous les autres personnages. Vous pourrez aussi tester la technique de l’écran bleu à la fin de l’exposition, afin de vous retrouvez au cœur même de certaines scènes starwarsiennes.
Bref, une belle exposition dédiée aux fans. Petit plus agréable pour finir : si vous avez un(e) ami(e) souffrant(e) de cécité, n’hésitez pas à vous rendre à l’exposition avec lui (elle) car de nombreuses figurines (lourdement attachées à leurs socles) avec explications en braille sont à la disposition de leurs doigts agiles.
La réservation est obligatoire, cela permet de ne pas se marcher dessus lors des visites : http://www.cite-sciences.fr/

On pouvait espérer, 9 ans après «L’étrange Noël de Monsieur Jack», que Tim Burton aurait bonifié son talent d’animateur conteur, comme les premières minutes de ces «Noces funèbres» nous le laissent agréablement croire, mais le film s’enfonce malheureusement dans une histoire sans âme au scénario sans surprise, et le bon cru attendu a un gout de bouchon.
Lorsque les lumières s’éteignirent et que l’écran s’alluma, j’avais encore des doutes sur la qualité du dernier né de Burton, mais dès les premières images et la découverte des personnages, mes a priori s’envolent et je reste émerveillé devant le style noir et blanc épuré, gothique à souhait, l’originalité des décors et surtout des «gueules» des animés. Même si le style est identique à Monsieur Jack et que le héros a récupéré le corps de ce dernier, on sent que le film est d’une autre teneur, qu’il a un caractère qui lui est propre, et que pour notre plus grand plaisir les comparaisons n’auront pas lieu d’être. Tim Burton réussi à nous accrocher une nouvelle fois. J’adore.
Malheureusement, c’était sans compter sur les squelettes qui dormaient dans les placards. Voilà donc la fiancée funèbre et ses compagnons, rescapés d’un étrange Noël, qui nous refont les mêmes blagues en chantant gaiement. Incongru retour en arrière, les « Noces funèbres » ne sont plus, nous sommes en décembre 1994.
Le reste du film oscille entre le monde des vivants morose et méchant mais jubilatoire, et le monde des défunts coloré et gai mais ennuyeux à mourir (sic).
L’histoire entre Victor, notre héros, et cette mariée d’outre tombe, a qui on ne s'accroche pas du tout, ne fonctionne pas, Victor se montre même étonnement versatile concernant ses sentiments, le tout a une odeur de bâclé mal agencé et on sourit pour faire plaisir à notre Burton préféré mais le cœur n’y est pas.
On sort finalement en colère d’avoir vu une œuvre qui s’annonçait comme originale et majeure n’être que du pâté en croûte. Du talent gâché. A voir en DVD en zappant les chapitres inutiles.
Le petit plus : La triste fin du petit enfant Huître, Tim Burton, René Belletto, 10/18