Mercredi 4 avril 2007

Bonjour à toutes et à tous,

Après tout ce temps passé loin de ce blog, je reviens aujourd'hui, non pas avec ce dernier mais avec une nouvelle adresse http://leshumeursdesther.blogspot.com/. Nous pourrons ainsi nous y retrouver pour de nouvelles aventures. 
Toutes mes excuses pour mon départ précipité de ce blog. J'avoue que regarder mon fils a été l'un de mes grands passe-temps ces derniers mois. Je reviens donc à la vie normale... 

Mercredi 18 octobre 2006


Douja se plaint du peu de temps que nous avons pour lire, ou pour être plus précise, elle aimerait pouvoir trouver, au côté des librairies, des vendeurs de temps. J’aime beaucoup l’idée, bien que cela nous reviendrait cher. Nous en sommes tous là, boulimique que nous sommes de lecture, à courir après quelques heures pour nous plonger dans tous les romans qui nous font de l’œil depuis les rayons, notre sac, notre table de chevet … Malheureusement, jamais un boulimique sera satisfait. La preuve en est en ce qui me concerne. Avant l’arrivée de mon bébé, je me levais plus tôt, lisait en déjeunant, dans le train, à l’heure du déjeuner, encore dans le train, puis après avoir dîner. J’ai la chance d’avoir un ami passionné par son boulot (graphiste). Puis je lis en attendant mon tour, médecin, poste, je lis même en marchant (parfois je me dis que je ne suis pas nette.) Quoiqu’il en soit, même avec tous ces moments de lectures, je ne suis pas rassasiée. Avec mon fils, cela ne s’est pas calmé. J’ai eu peur de ne plus pourvoir lire, mais c’était mal me connaître. Je lis pendant le biberon, ses siestes, toujours dans le train … Tout cela pour en arriver à une question : la lecture ne gâche t-elle pas des moments de bien être avec mon entourage ? Parce que cela devient grave lorsqu’il m’est difficile de déjeuner avec un(e) ami(e) lors de mon heure de repos car cela m’empêche de lire. Tout comme mes soirées égoïstes. Comme je le disais plus haut, mon ami, lui, vit une passion avec son ordinateur, et j’ai beaucoup de chance, mon fils est au lit à 20 h. Cela n’entrave donc pas ma vie familiale, mais mes ami(e)s sont réellement en compétition avec mes bouquins. Faut-il que je me soigne ? Rassurez-moi, nous sommes tous dans le même cas. C’est tout ou rien.
Lundi 16 octobre 2006
Non de Zeus, je viens de voir, via le blog de Litote qu’un nouveau roman de Sandor Marai, « Métamorphose d’un mariage » vient de sortir. Dès la semaine prochaine, je le dévore. Je vais d’ailleurs en avoir des choses à faire. Me connaissant, étant donné que j’aime que tout soit ordonné et propre dans mes rayons, je vais connaître pendant les premières heures un gros moment de stress. Vouloir que tout soit fait, avant même d’avoir commencé n’est malheureusement pas possible, et je sais que mon stress ne redescendra que lorsque tout sera comme je le souhaite. Pensez donc à moi le mardi 24 octobre, au matin, le nez dans les bouquins à découvrir toutes les nouvelles parutions depuis mon départ en congé mater. J’en frémis de plaisir rien qu’à y penser.
Jeudi 5 octobre 2006
Samedi, j’ai laissé mes deux hommes à la maison en tête à tête, pour me retrouver moi avec mon corps, ma tête, mes pensées…
Direction, je vous laisse deviner … et oui, la librairie ! Un dernier baiser à mes amours et me voilà, toute pimpante, sur le trajet. Tout d’abord, 15 minutes de marche à pied, puis 40 minutes de transport : RER + métro. J’en profite pour lire : ce jour-là, ce sera « La marche de Radetzky » de Joseph Roth, ainsi que pour regarder du coin de l’œil ce que lisent mes congénères. A mes côtés, une jeune demoiselle lit « L’invité » de Simone de Beauvoir.
Je descends du RER et tombe sur une connaissance, ou plus exactement, c’est elle qui me tombe dessus. J’avais oublié ces petits moments de conversations que le hasard vous octroie avant de se rendre au travail. Nous prenons le métro ensemble puis devant la libraire, chacune part de son côté.
Deux de mes collègues sont déjà là. Surprise (en fait, c’en est pas une, ils étaient au courant de ma venue !)… puis deux autres collègues - dont Léonard Greene – arriveront par la suite. Comme je suis heureuse de retrouver cet univers qui me plaît tant. Les clients ne cessent d’affluer et nous avons bien du mal, mes collègues et moi à aligner plus de trois phrases. J’en profite pour me balader au milieu des rayons et pour me familiariser avec cette toute nouvelle librairie qui s’est refait une petite beauté durant le mois d’août.
Puis le départ approche et comme à mon habitude, je ne repars jamais les mains vides. Ce coup-ci, j’ai dans ma hotte deux cadeaux de la part de Léonard Greene, un pour mon fils puis un livre pour moi (petite habitude que nous avons tous les deux) : « Le patrimoine de l’humanité » de Nicolas Beaujon. S’il est aussi drôle que Léonard le dit, j’ai hâte de le lire. Au passage, ce dernier va bientôt quitter notre univers, non pas notre planète (quoique …), juste notre librairie ! D’autres horizons l’attendent. J’ai vraiment apprécié travailler à ses côtés au cours de cette année. Ce qui me rassure, c’est qu’à la place d’un collègue, je gagne un ami, élément rare dans le monde du travail. Château Migraine part également pour d’autres projets. La librairie ne sera plus la même.
Mais revenons à ma hotte. Je ne peux regagner mon chez moi sans service de presse : « L’élégance du hérisson » de Muriel Barbery (cela m’a rappelé que je voulais lire « Gourmandise », son premier roman), « Le magicien » de Rezvani ainsi que deux livres de poche, « La fascination du pire » de Florian Zeller et « Etourdissement » de Joël Egloff. Ayant fini ces deux derniers, il est fort probable que je vous laisse mes commentaires assez rapidement.
C’est donc avec un gros sac que je refais le trajet inverse et je peux vous dire que de la gare à chez moi, bien que j’ai adoré retrouver mon petit monde, c’est quasiment en courant que j’ai effectué ce parcours : j’avais hâte de retrouver mes hommes.
Mercredi 30 août 2006
Vous vous demandez sûrement ce que provoque l’arrivée d’un petit bout de chou pour une libraire, boulimique de lecture ? Tout d’abord, une joie extrême, du bonheur à l’état brut. La plus belle des découvertes, aussi bien pour nous, parents, que pour notre fils qui découvre le monde.
Dans un deuxième temps, je n’emploierais pas le terme de « boulimique » s’il n’y avait pas un peu de vérité là-dedans. Mon quota de lecture s’est amenuisé mais j’arrive tout de même à trouver du temps pour lire, juste de quoi faire passer la transe de manque. Quant au blog, désolée, mais il a été déserté ces derniers temps. Il fallait bien mettre quelques activités de côté.
Ce qui me frustre le plus, c’est de manquer la rentrée littéraire. Cela n’a l’air de rien, mais j’aime vraiment me plonger corps et âme dans cet amas de romans afin d’y découvrir les perles qui feront toute la différence. C’est le but de toute la librairie : se démarquer et surtout mettre en avant de bons romans qui n’ont pas eu « la chance » d’avoir leur place dans les différents magazines ou journaux…
A dire vrai, lorsque je regarde mon fils, comme je le fais en ce moment, je me dis que la perle de la rentrée, je l’ai sous mon nez. Ma frustration passe très rapidement avec cet ange. Un vrai roman, pleins de suspens, à lui tout seul !

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